ORIGINE

Modifiée le : 17/12/2015

Danse initiale

Il est des jours où la réalité infiltre les fibres de la vie au plus profond

La menant vers une ouverture

L’angle de ce monde prochain

S’ouvrant sur une soustraction

Ces jours-là sont difficiles à ressentir

Ils ressemblent à la nuit étoilée

Que l’on quitte à l’instant

Abstraction littéraire et onirisme d'une nuit

Se désagrègent dans la force de la chair

S’ouvrant sur une addition, ou plutôt une mutation

Et c’est là que commencent les mots, assemblés

Formant le récit, menant les corps dans le non-lieu

Errance dans le secret d’une vérité toujours plus proche

Et l’esprit se détache et se confond

Jusqu’à cet instant refusé et attendu

Et cette masse qui se déchire, se disloque ou s’atrophie

Fines parcelles de vie, ou de mort victorieuse

Qui peut savoir où tout fuit ?

La peur envoûte

Fiction qui se déplie sous des yeux brisés

Confusion des idées et des âmes, creusés de mille questions, d’autant de regrets

Un désir d’éternité s’échappe alors et rencontre son instant

Si fragile, si pure

Contraction du temps, soumis à la force des composantes

Et pour attendre, le mensonge d’une vie continuée

Embrasse la réalité

Aucune transformation n’en découle

Voilà les actes transpercés de cette vérité

Déversant son sang dans la jonction du rêve et du vide

Criant jusqu’au matin

Comment serait possible le voyage du crépuscule à l’aube

Aube d’une vie nouvelle, vérité essouflée

Ce scénario n’est pas encore écrit

Peut-être ne le sera-t-il jamais

La lumière a disparu dans la nuit des temps

Il ne reste que les étoiles pour pleurer

Eclats de cristaux, éparpillement du temps

Lignes droites brisées en de multiples creux

Au centre desquels l’illusion n’est plus qu’un rire puissant

Yeux épuisés, caressés

Tendant vers leur destruction pour s’ouvrir sur une autre réalité


Auteur : GHorla - Date : Inconnue